MERCREDIS
20:00 - 21:00 JAZZ CHORUS

ÉDITO | 29.07.2020

Volet 9 de ma programmation marquant la réouverture des bistrots, des terrasses, de quelques clubs et festivals aussi.

C’est la dernière avant la rentrée de septembre, en direct dans le studio, si Covid le veut bien, avec quelques programmateurs de la saison 2020/2021 ; quelques musiciens aussi : Camille Thouvenot, Michel Fernandez, Pierre Baldy-Moulinier, très certainement Alfio Origlio qui enregistre en solo ces jours, Nguyèn Lè aussi dont la venue avait dû être annulée pour les raisons que nous connaissons…

Quelques brillantes saxophonistes pour le dîner de ce mercredi: au ténor principalement, Melissa Aldana, New Yorkais originaire du Chili, première de toutes les classes (Lincoln Center, Monk Institute, Berklee College…) et que j’avais découvert improvisant derrière sa copine Cécile McLorin Salvant. A en juger par l’honorabilité des musiciens qu’elle remercie et qui ont aussi été ses mentors, ça calme : George Coleman, George Garzone, Greg Osby, Bill Pierce, Jimmy Heath…

La batteuse et leader Terri Lyne Carrington, avec son projet MOSAIC, nous a fait découvrir quelques musiciennes de grand talent. Parmi elles et entre autres, deux saxophonistes alto, l’américaine Tia Fuller et la hollandaise Tineke Postma, elles sont là ce soir, encore une fois, mais pour le dessert délicat du moment. Evocation lourde et appuyée d’un festival qui s’annonce, c’est Jazz Au Sommet, dans le Pilat, autour de Saint Genest Malifaux, du 3 au 13 septembre. Pour cette année une programmation costaud et notamment Céline Bonacina, Macha Gharibian et deux projets emmenés grâce à Jérôme Regard, contrebassiste et Président d’Honneur du festival, qui vont réunir Manu Katché, Alfio Origlio, Walter Ricci, Patrick Manouguian, là encore, ça calme…

Le chanteur napolitain Walter Ricci est à l’honneur. Les gars ne sont définitivement pas si nombreux sur le devant des scènes, la parité est en ce domaine parfaitement ridicule. Souvent invité par des pianistes spécialistes de l’émotion et de l’aria obnubilante, nous l’écoutions la semaine dernière avec Antonio Farao, mais c’est avec deux français qui ne renient pas leurs origines transalpines que nous l’apprécions aussi en concert et sur disques, ils partagent souvent les mêmes accompagnateurs, Jean-Pierre Como et Alfio Origlio.

Une amitié musicale que nous n’avions pas vu venir, Branford Marsalis invite lui Kurt Elling, ils se rendent désormais la courtoisie au grès de leurs albums réciproques. Mais pour commencer c’est l’émotion exacerbée de David Sanborn que je remets en entrée délicate et gourmande. Lui aussi confiné, il a mis en place quelques concerts /rencontres sur un site dédié : SANBORN SESSIONS https://youtu.be/iFrqMKs8L5s que je vous recommande urgemment ; il y a convié très récemment son vieux complice, le pianiste tous terrains Bob James, et si vous n’avez pas l’œil humide je ne peux définitivement rien pour vous.

CE MERCREDI

Neuvième playlist avec pour ce soir et dans l’ordre : Bob James & David Sanborn, Céline Bonacina, Macha Gharibian, Jean-Pierre Como invite Walter Ricci, Mellissa Aldana, Nguyèn Lè, John Scofield, Tineke Postma, Tia Fuller, Branford Marsalis invite Kurt Elling, Ngyèn Lè joue son reggae

On her first jazz quartet "Visions", award-winning saxophonist Melissa Aldana connects her work to the legacy of Latina artists who have come before her, creating a pathway for her own expression. Inspired by the life and works of Frida Kahlo, Aldana creates a parallel between her experiences as a female saxophone player in a male-dominated community, and Kahlo’s experiences as a female visual artist working to assert herself in a landscape dominated by men. On her first jazz quartet recording, Aldana adds a new dimension to her sound, resulting in a transformative movement of expression and self-identity. Aldana was born in Santiago, Chile. She began playing the saxophone when she was six, under the influence and tuition of her father Marcos Aldana, also a professional saxophonist. Aldana began with alto, influenced by artists such as Charlie Parker, Cannonball Adderley, and Michael Brecker. However, upon first hearing the music of Sonny Rollins, she switched to tenor; the first tenor saxophone she used was a Selmer Mark VI that had belonged to her grandfather..

She started performing in Santiago jazz clubs in her early teens. In 2005, after meeting him while he was on tour in Chile, she was invited by pianist Danilo Pérez to play at the Panama Jazz Festival, as well as a number of auditions at music schools in the USA. As a result of these introductions, she went on to attend Berklee College of Music in Boston, where her tutors included Joe Lovano, George Garzone, Frank Tiberi, Greg Osby, Hal Crook, Bill Pierce, and Ralph Peterson Aldana graduated from Berklee in 2009, relocating to New York City to study under George Coleman. She recorded her first album, Free Fall, released on Greg Osby's Inner Circle Music imprint in 2010. Her live shows in this period included performances at the Blue Note Jazz Club and the Monterey Jazz Festival, and her second album, Second Cycle, was released in 2012. In 2013, aged 24, she was the first female musician and the first South American musician to win the Thelonious Monk International Jazz Saxophone Competition, in which her father had been a semi-finalist in 1991. The prize was a $25,000 scholarship, and a recording contract with Concord Jazz. Reporting her win, the Washington Post described Aldana as representing "a new sense of possibility and direction in jazz".

MELISSA ALDANA Album | Eng

Visions MELISSA ALDANA "Visions"

​ Un univers musical habité de résonances magiques, sentiments adultes et souvenirs d’enfance. Les « visions » de Melissa Aldana ne sont pas exactement des phénomènes paranormaux – même si dans la construction et l’exécution des pièces, l’intuition joue un rôle aussi essentiel que l’improvisation -, mais diverses façons d’appréhender et d’interpréter des moments et des expériences de la vie intime. Visions marque le présent (et rend davantage cohérent le passé) très inspiré de la native de Santiago, comme un accomplissement de toutes les promesses artistiques que déjà adolescente elle incarnait lors de soirées interminables dans les clubs de jazz de cette métropole à peine sortie du cauchemar dictatorial. Car depuis sa migration à Boston (Berklee College of Music), la saxophoniste ténor n’a eu de cesse d’évoluer dans une spirale ascendante, où se succèdent prix internationaux, albums encensés, featurings prestigieux, tournées mondiales. Sa récente participation au projet « Ladies » – avec Cécile McLorin, Ingrid Jensen, Anat Cohen, Renée Rosnes – a été un autre pas en avant dans la maturation de son projet personnel. Cette fois, en compagnie de son trio de base (amplifié d’un vibraphone), Melissa Aldana explore des nouveaux territoires musicaux avec une fidélité exquise à la plus brillante tradition du jazz acoustique. Comme beaucoup des musiciens américains, elle est cet été en tournée européenne – Espagne, Portugal, Angleterre, Hollande -, mais pas invitée en France. Dommage.

Melissa Aldana

ÉDITO | 22.07.2020

Volet 8 de ma programmation marquant la réouverture des bistrots et des terrasses et de quelques festivals aussi…

Effectivement certains de ceux qui avaient jeté l’éponge, faute d’autorisation sanitaire, organisent en dernière minute quelques concerts. Il faut dire que les musiciens français sont parfaitement disponibles évidemment. C’est le cas du Crest Jazz Vocal qui proposera trois concerts les 7, 8 et 9 août. D’autres ont dû réduire les voilures, comme le festival d’Albertville, les 24 et 25 juillet ; le Cosmo Jazz rayonne toujours autour de Chamonix du 16 au 22 août, le BatÔjazz autour du lac du Bourget du 19 août au 6 septembre. Un beau festival s’annonce déjà, c’est Jazz Au Sommet, dans le Pilat du 3 au 13 septembre avec pour cette année une programmation costaud avec notamment Céline Bonacina, Macha Gharibian et deux projets emmenés grâce à Jérôme Regard, « le régional de l’étape », et qui vont réunir Manu Katché, Alfio Origlio, Walter Ricci, Patrick Manouguian, à suivre de très près…

D’un autre côté le rideau s’est définitivement baissé devant la porte du Bémol 5, club dédié au jazz et à la musique live, quai de Saône, quartier historique du vieux Lyon… triste.

Pour la programmation du jour je retrouve principalement les chanteuses. Elle tourne autour de la réédition d’AFRO BLUE, le premier disque de jazz en leader que Dee Dee Bridgewater, longtemps réservé au marché japonais ; la réédition du label anglais Mr. Bongo ne comporte pas les quelques alternate takes annoncées par erreur sur certain média. Denise Eileen Garrett avait 24 ans et déjà une diva, en studio en mai 1974, une partie du big band de Thad Jones & Mel Lewis, mais surtout la famille Bridgewater avec son mari le trompettiste Cecil et son frère le saxophoniste Ron, Rolland Hanna, pas encore anobli est au piano, George Mraz à la contrebasse et comme le patron Mel Lewis devait être sous contrat c’est Motohiko Hino qui s’est saisi d’une batterie.

En parallèle, A SOCIAL CALL, le premier disque d’une jeune chanteuse dont Dee Dee est désormais aussi un peu le mentor, c’est Jazzmeia Horn qui, et ce n’est sans doute pas un hasard, donne sa vision de deux des titres de l’Afro Blue original…

Je n’aime pas trop cette tendance à l’interprétation « jazzy » de chansons françaises de l’histoire mais il faut aussi convenir que lorsqu’une véritable chanteuse s’attache au projet, l’affaire peut sonner merveilleusement : Anne Ducros donne son CLOPIN CLOPANT la musique est de Bruno Coquatrix, les paroles de Pierre Dudan ; l’opérette ADIEU, VENISE PROVENCALE de Vincent Scotto par Isabel Sörling, elle sera à Crest le 7 août prochain, ou encore PAROLE, PAROLE dans la relecture de Catali Antonini arrangée par Alfio Origlio

CE MERCREDI

Huitième playlist avec pour ce soir et dans l’ordre : Dee Dee Bridgewater, Anne Ducros, Jazzmeia Horn, Isabel Sörling, Catali Antonini, Antonio Farao invite Walter Ricci.

Née à Memphis1, elle grandit à Flint (Michigan). Son père, Matthew Garret2, est trompettiste de jazz et enseigne au collège de Manassas. Denise est très tôt baignée par le jazz. À 16 ans, elle intègre un trio de rock et rhythm and blues qui donne des concerts dans le Michigan. À partir de 18 ans, elle étudie à l'université d'État du Michigan, puis à l'université de l'Illinois à Urbana-Champaign.

Elle donne de nombreux concerts avec son groupe de jazz, notamment en Union soviétique en 1969. L'année suivante, elle rencontre le trompettiste bugliste Cecil Bridgewater, puis ils se marient avant d'emménager à New York, où son mari joue dans le quintette d'Horace Silver.

DEE DEE BRIDGEWATER Album | Eng

Afro Blue DEE DEE BRIDGEWATER "Afro Blue"

​ L'album Afro Blue sorti exclusivement au Japon via les labels japonais Trio Records en 1974 et All Art en 1985, a longtemps été recherché par les DJ et les collectionneurs. On reconnait cette voix puissamment rythmique qui l’impose aujourd'hui comme l’une des grandes interprètes de jazz. Des scats les plus périlleux aux ballades les plus sensuelles, elle est à l'aise dans tous les registres et répertoires ( soul, gospel, comédies musicales, disco ... ). Son talent, son charisme, sa grâce, son humour et son énergie communicative ont séduit la France qui l'a distinguée chevalier de l’Ordre national du mérite, officier des arts et des lettres et membre du Haut conseil de la francophonie.

Dee Dee Bridgewater

ÉDITO | 15.07.2020

Volet 7 de ma programmation marquant la réouverture des bistrots et des terrasses, mais pas tous, il est terrible ce début d’été… encore une fois, pourvu qu’ça change, mais les gars, ne faites pas les andouilles, distances respectées et masque sexy porté…

C’était en avril 2017 avec pour premier concert la venue de David Linx accompagné par le InLab4tet qu’Yves Dorn célébrait la naissance de son bébé : le Bémol 5. Magnifique nouveau club qu’il dédiait totalement au jazz et à la musique live, dans un quartier historique de Lyon. C’est le samedi 18 juillet 2020 avec une « All Star Last Night » réunie autour du vibraphone de Bernard Jean, de l’Invitation Quartet, de la voix de Jérôme Duvivier et de leurs invités que le club sera la première victime du Covid 19… déjà que le jazz ne fait plus recette, quel est donc son avenir ? That’s the question my dear Doctor Watson..

Evidemment bien sûr Ennio Morricone ponctuera la programmation, il y a bien longtemps que les jazzeux revisitent les mélodies légendaires du Maestro, avec ou sans son accord… Pour ce soir Alfio Origlio et Giovanni Tommaso jouent les westerns spaghetti et les voyous siciliens, je vous présente mes plus plates excuses mais je n’ai pas retrouvé les hommages rendus par l’un de ses pianistes attitrés des studios : Enrico Pieranunzi… Je ne sais pas pour vous, mais moi la chaleur estivale me donne soif de musique brésilienne et peut être même plus encore alors que le pays est particulièrement mal en point ? Samba d’une seule note avec Eliane Elias et douceurs californienne de Michael Francks.

Et puis un thème va naviguer lui aussi avec trois interprétations. Beaucoup de musiciens de jazz « ne sont qu’interprètes », improvisant et arrangeant dans l’instant les compositions d’autres de leurs collègues. Ce fut le cas notamment du pianiste Mal Waldron qui a été un sideman recherché et un leader découvreur de jeunes talents. Mais il a composé quelques thèmes aussi, en 1957 il enregistre Soul Eyes qui va devenir un standard intemporel. Pour ce soir il y aura le saxophone alto de Tia Fuller, la voix et le piano de Kandace Springs et Steps Ahead qui pour chacun de leurs concerts jouaient systématiquement un standard..

Septième playlist avec pour ce soir et dans l’ordre : Tia Fuller, Michael Francks, Giovanni Tommaso, Eliane Elias, Alfio Origlio, Amphitryo, Kandace Springs, Steps Ahead

CE MERCREDI

Septième playlist avec pour ce soir et dans l’ordre : Tia Fuller, Michael Francks, Giovanni Tommaso, Eliane Elias, Alfio Origlio, Amphitryo, Kandace Springs, Steps Ahead

Tia Fuller est saxophoniste, compositrice et éducatrice, et membre du groupe exclusivement féminin en tournée avec Beyoncé. Fuller est actuellement membre du corps professoral du département des ensembles du Berklee College of Music.

TIA FULLER Album | Eng

Diamond cut TIA FULLER "Diamond cut"

​ La saxophoniste, compositrice et chef d’orchestre Tia Fuller utilise le processus de formation des diamants et s’en sert comme métaphore du temps qu’elle a mis à peaufiner son art. Quand on cherche le terme “taille du diamant”, on apprend qu'il ne s'agit pas nécessairement de la forme de la pierre, mais de l'équilibre de la réflection de la lumière à travers le diamant. Pour elle, ce processus est un parallèle évident avec son enseignement et son jeu de saxophone.

Si l’expression “le diamant brut” décrit un talent émergent débordant de potentiel, Tia Fuller l’assume depuis qu’elle est apparue sur la scène du jazz il y a 10 ans. Son quatrième enregistrement chez Mack Avenue, “Diamond Cut”, paraît le 25 mai, son premier album en leader depuis “Angelic Warrior” en 2012. Ces six dernières années, elle a parcouru le monde au sein du groupe de Beyoncé, puis s’est retrouvée professeur à plein temps au Berklee College of Music de Boston, tout en jonglant avec une carrière exigeante en tant que leader ou en tournant avec la batteuse Terri Lyne Carrington, la bassiste Esperanza Spalding et le batteur Ralph Peterson Jr., entre autres..

Tia Fuller

ÉDITO | 08.07.2020

Volet 6 de ma programmation marquant la réouverture des bistrots et des terrasses où il semblerait que la musique live y reste bien absente, terrible ce mois de juillet… encore une fois, pourvu qu’ça change

Le palmarès 2020 de la Jazz Journalists Association Jazz Awards célèbre un peu curieusement, mais peut-être est-ce une découverte pour les américains, le label allemand Edition of Contemporary Music, plus connu sous son sigle ECM, emmené depuis plus de cinquante ans par le producteur indépendant Manfred Eicher. Célèbre pour le son singulier et parfois décrié de ses enregistrements, le graphisme tout aussi épuré de ses pochettes, le label doit beaucoup à ses musiciens contractuels comme Keith Jarret et Pat Metheny mais aussi les « nordiques » qu’il nous a fait découvrir : Jan Garbarek, Terje Rypdal, Bobo Stenson, Nils Petter Molvaer et beaucoup d’autres. Le producteur n’a jamais oublié les grands créateurs d’outre Atlantic comme Don Cherry, Chick Corea, Gary Burton, Jack de Johnette, Dave Holland et même l’Art Ensemble Of Chicago ; en un demi-siècle ils sont nombreux ceux qui ont réalisé quelques enregistrements définitifs sur ce label..

C’est le cas notamment de Carla Bley célébrée elle aussi pour l’ensemble de sa carrière par la J.J.A., nous écouterons son dernier enregistrement LIFE GOES ON avec le trio régulier qu’elle promène depuis 1994 ; évidemment bien sûr, Steve Swallow son bassiste de mari est là mais aussi le merveilleux saxophoniste britannique Andy Sheppard qui faisait partie du dernier gang que j’ai pu voir sur scène avant Covid au côté d’une autre pianiste et compositrice importante : Rita Marcotulli.

Actualité du disque : tous les guitaristes de la planète attendent, fébriles, le nouvel enregistrement de John Scofield, c’est chose faite, chez ECM avec SWALLOW TALES. Il n’est pas avare de projets ni de rencontres mais c’est avec son vieil ami et mentor, encore lui, Steve Swallow qu’ils enregistrent des compositions du bassiste, à leurs côtés Bill Stewart, un batteur fin, délicat et inventif. Les deux compères ont développé chacun un style inimitable, un son, des phrasés, des développements harmoniques qui font qu’ils sont à coup sûr identifiables, c’est ça les maîtres, leur complicité est palpable..

La batteuse et leader Terri Lyne Carrington, avec son projet MOSAIC, a mis sur le devant des scènes internationales quelques musiciennes de grand talent. Parmi elles et entre autres, deux saxophonistes alto, l’américaine Tia Fuller et la hollandaise Tineke Postma. Tineke partage son temps entre les USA et l’Europe, elle doit aussi à Greg Osby un autre de ses mentors. FREYA est le dernier disque de l’altiste, elle y présente un quintet hard bop dans la grande tradition ; tout coule naturellement, elle est une brillante soliste, compositrice et arrangeuse mais ses compagnons de route ne sont pas à la traine du tout, le trompettiste Ralph Alessi, la pianiste et compositrice dont on parle beaucoup Kris Davis, Matthew Brewer à la basse et Dan Weiss à la batterie..

Et puis toujours en lien avec les grammys américains, le saxophoniste alto Miguel Zenon en live au Jazz Standard de N.Y.C. dans le quartet d’Antonio Sanchez avec également David Sanchez au ténor et le contrebassiste Scott Colley, c’est aussi eux l’avant-garde new yorkaise.

Et puisque j’évoquais la musique live qui manque très cruellement à l’appel, je vous recommande évidemment les émissions du Crock Show Spécial entre 17:00 et 18:00 sur Crockradio. Elles évoquent les quarante années du festival Jazz A Vienne. Jean Michel Lebreux l’a très certainement mentionné, sur le site officiel du festival, il y a un onglet « Mémoires » qui rafraichit effectivement les mémoires de chacun quant aux affiches et aux artistes invités sur les différentes scènes. C’est parfois troublant, touchant et directement émotionnel de se souvenir de tant de merveilleux concerts…

CE MERCREDI

Sixième playlist avec pour ce soir et dans l’ordre : Tia Fuller, Antonio Sanchez avec Miguel Zenon, Tineke Postma quintet, Carla Bley trio, John Scofield & Steve Swallow trio.

Terri Lyne Carrington, née en 1965 à Medford dans le Massachusetts, est une batteuse de jazz, compositrice et productrice de musique américaine. Elle a joué aux côtés de grands musiciens comme Dizzy Gillespie, Stan Getz, Clark Terry, Wayne Shorter, Joe Sample, Al Jarreau, les Yellowjackets. Elle a participé à toutes les formations de Herbie Hancock entre 1997 et 2007. Depuis 2007, elle est également professeur au Berklee College of Music de Boston, où elle a reçu le titre de Docteur honoris causa en 2003.

TERRI LINE CARRINGTON Album | Eng

Impressions of Curtis Mayfield Impressions of Curtis Mayfield

​ On ignore la date de cet enregistrement inattendu dans lequel un "all star" de jazzmen sur-vitaminés rend hommage au regretté Curtis Mayfield (1942-1999). Co-produit et arrangé par Phil Upchurch, il est probablement ancien, son dédicataire, Master Henry Gibson, le percussionniste de la séance, ayant été emporté en 2002 par une crise cardiaque. Très demandé dans les studios de Chicago, Gibson joua dans de nombreux albums de Mayfield. Il se distingue aux roto-toms dans “Superfly”, une bande originale considérée comme l’un des chefs-d’œuvre de la soul que reprend la fine équipe de mercenaires qui se distingue ici. Outre Upchurch à la guitare et Gibson aux percussions, la formation réunit Wallace Roney à la trompette, Ernie Watts au saxophone ténor, Russell Ferrante au piano, Bob Hurst à la contrebasse et Terri Lyne Carrington à la batterie. Avant de démarrer une fructueuse carrière sous son nom en 1970, le chanteur fut le leader des Impressions, groupe vocal très actif dans les années 60. Avec eux pour ABC, il signa à partir de 1961 une impressionnante série de tubes inaugurée par Gypsy Woman, une ballade avec castagnettes et guitare flamenco. Cuivres sophistiqués et voix suaves pour It’s All Right (1963) que suivront I’m So Proud, Keep on Pushing, le gospellisant Amen et, en 1965, le célèbre People Get Ready que chanta Aretha Franklin. Les Jazz Soul Seven en donnent d’inventives versions orchestrales trempées dans le groove. Bien que certains morceaux soient plus particulièrement dévolus à certains instruments –Freddie’s Dead largement confié au ténor d’Ernie Watts – , les musiciens sont nombreux à se disputer des improvisations souvent musclées qui prolongent et pimentent des arrangements aux rythmes foisonnants. Le jubilatoire Move On Up en est l’exemple parfait. Guitare et ténor se partagent le thème, mais c’est la trompette qui s’en empare pour le porter, Watts reprenant la main pour conclure. On croit le morceau terminé. Il n’en est rien, car la batterie et les congas font rebondir et relancent la mélodie, Upchurch s’offrant alors un immense solo de guitare, les souffleurs assurant des riffs brûlants pour faire monter la tension. Les solistes sont tous excellents. Wallace Roney impose sa trompette mordorée dans Superfly et Ernie Watts attaque ses notes avec un lyrisme que l’on aimerait bien trouver plus souvent chez les jeunes saxophonistes. Loin des Yellowjackets, groupe dont il est le pianiste depuis les débuts des années 80, Russell Ferrante se montre capable de renouveler son jeu, apporte des couleurs aux compositions de Mayfield, leur donne même une réelle dimension harmonique lorsqu’il en assure les chorus, ceux de It’s All Right, de Check Out your Mind dans lequel il dialogue avec la section rythmique, témoignant d’un réel savoir-faire.

Terri Line Carrington

ÉDITO | 01.07.2020

Volet 5 de ma programmation marquant la réouverture des bistrots et des terrasses, il semblerait que la musique retourne sur les scènes et dans les studios, au moins pour être vue et entendue par les internautes, pourvu qu’ça change…

Désolé mais je suis en attente d’une belle série de nouveaux disques, ce sera sans doute pour la semaine prochaine si les livraisons sont respectées. Fidèles auditeurs du mercredi, vous vous souvenez que la semaine dernière j’illustrais le palmarès 2020 de la Jazz Journalists Association Jazz Awards, une heure c’est si peu alors retour sur le bien trop oublié Branford Marsalis, absent depuis des années des scènes européennes, serait-il mal aimé ? THE SECRET BETWEEN THE SHADOW AND THE SOUL est élu disque de l’année, aux côtés du saxophoniste le très fidèle Joey Calderazzo est au piano, Eric Revis à la contrebasse et Justin Faulkner à la batterie.

La semaine dernière il était aussi question d’évoquer Cécile McLorin Salvant qui recevait à nouveau le prix de vocaliste de l’année. Là-bas chez l’oncle Sam, elles sont deux à se disputer les awards, quand ce n’est pas l’une c’est l’autre. Evidemment nous connaissons mieux Cécile mais il est essentiel de connaitre aussi Jazzmeia Horn.

Complétement imbibée de l’art et des manières de ses ainées Sarah Vaughan, Betty Carter, Abbey Lincoln et ce n’est pas rien …elle réussit à être originale aussi, en témoigne sa version de l’AFRO BLUE de Mongo Santamaria qu’elle mêle avec EYE SEE YOU de sa composition et WADE IN WATER, un traditionnel.

Le 29 aout prochain, Charlie Parker aurait eu cent ans, j’ai choisi Madeleine Peyroux pour nous le rappeler. Cet été, Herbie Hancock devait nous offrir une tournée spéciale pour célébrer ses quatre-vingt ans, j’ai choisi David Sanborn qui lui a dédié CORNERS.

Le nouveau disque que Lakecia Benjamin dédie aux musique d’Alice et John Coltrane n’arrive pas à franchir l’Atlantic, je deviens fébrile voir vénère…

Cinquième playlist célébrant le retour vers une certaine vie sociale avec pour ce soir et dans l’ordre : Madeleine Peyroux, Branford Marsalis, David Sanborn, Lakecia Benjamin, Carla Bley & Steve Swallow, Camille Thouvenot, Eric Dolphy en solo inédit, Jazzmeia Horn.

CE MERCREDI

Cinquième playlist célébrant le retour vers une certaine vie sociale avec pour ce soir et dans l’ordre : Madeleine Peyroux, Branford Marsalis, David Sanborn, Lakecia Benjamin, Carla Bley & Steve Swallow, Camille Thouvenot, Eric Dolphy en solo inédit, Jazzmeia Horn.

et contrebassiste) est né en 1989 à Nîmes. Musicien éclectique, il se forme pendant huit ans auprès des musiciens pédagogues Marc Cornellissen, CédricBambagiotti et RenéBottlang. Son apprentissage se poursuit au Conservatoire de Nîmes, avec entre autres Pascale Berthelot et Alex Clapot. Plus tard, il intègre également la classe de Jazz du CNR de Lyon où il étudie avec Mario Stantchev.

JAZZMEIA HORN Album | Eng

A social call Jazzmeia Horn - A social call

​ With an assured maturity and vocal confidence far beyond her years, the young singer Jazzmeia Horn arrives with her debut recording A Social Call, an album that reveals a talent ready to take its place alongside the best headlining jazz vocalists of today. Scheduled for release on May 12, 2017 via Prestige, a division of Concord Music Group, its ten tracks—performed with an all-star acoustic jazz lineup—bristle with a bracing sense of clarity: clarity in Horn’s voice (itself a strong and remarkably supple instrument); clarity in the heady range of vocal legends who have shaped her (from Sarah Vaughan to Rachelle Ferrell); and clarity in the vital message of social uplift and the glowing optimism she conveys through her music..

Horn’s marriage of music and message suffuses the variety of selections on A Social Call: fresh takes of evergreen standards (“East of the Sun (West of the Moon)”, “I Remember You”), hard bop anthems (“Afro-Blue,” “Moanin’”), songs of spiritual intent (“Wade in the Water,” “Lift Every Voice and Song”), a couple of melodies associated with another singer of personal influence, Betty Carter (“Tight,” “Social Call”) and R&B nuggets popularized by the likes of Mary J. Blige and the Stylistics (“I’m Goin’ Down,” “People Make the World Go Round”). Some tunes are woven into medleys with Horn first sermonizing on issues of common concern, giving A Social Call the feel of an intimate, live performance..

JAzzmeia Horn

ÉDITO | 24.06.2020

Volet 4 de ma programmation marquant la réouverture des bistrots et des terrasses, il semblerait que la météo soit un peu de la fête elle aussi, pourvu qu’ça dure…

La citation du jour illustre bien ma programmation : « Je l’avais dit jadis lorsque j’amenai en France le premier jazz - Billy Arnold - pour le présenter sur une scène de concert : le jazz est une pulsation. Il se simplifiera ou se compliquera selon les fièvres. Mais il ne relève pas d’une mode. En outre, j’estime qu’une jeunesse formée au milieu du jazz est tout autre qu’une jeunesse formée, par exemple, au rythme des valses viennoises. C’est sous cet angle qu’il faudrait étudier le problème. Votre fidèle Jean Cocteau ».

Alors que chez nous l’Académie du Jazz et les Victoires du Jazz annoncent déjà les nominés de leurs sélections annuelles pour choisir ceux qu’elles célébreront pour leurs cuvées 2020, je suis allé faire un tour chez l’oncle Sam, les lauréats ne sont nécessairement pas forcément les mêmes… Je me suis intéressé au Jazz Journalists Asssociation Jazz Awards, association regroupant depuis 25 ans quelques journalistes américains professionnels spécialisés. Me voilà pleinement rassuré car parmi les « awardisés » il y a quelques-uns de mes chouchous, mais je suis surtout intrigué par ceux que je ne connais pas encore et qui sont récompensés de plus dans plusieurs catégories. C’est le cas du saxophoniste Miguel Zenon arrangeur et saxophoniste alto 2020 ou encore le la compositrice et pianiste Kris Davis ; pour leurs disques vous devrez attendre, je cherche sur la toile.

Comme artiste entrant dans le « Lifetime Achievement Award in Jazz », c’est Carla Bley qui reçoit son diplôme officiel ; je garde en souvenir tout particulier, une prestation époustouflante qu’elle nous offrait à la tête de son very big band, là-haut au théâtre antique, il y a déjà quelques années. Terri Lyne Carrington est musicienne et batteuse de l’année, Lakecia Benjamin que je diffuse avec insistance, est artiste montante.

Pour les disques, le bien trop oublié Branford Marsalis est disque de l’année avec son plus récent quartet, le label Resonnance, pour l’histoire, avec quelques inédits d’Éric Dolphy et un peu curieusement les ricains semblent découvrir ECM pour le nommer label de l’année. Kurt Elling et Cécile McLorin Salvant sont les vocalistes du moment, ce n’est pas franchement une découverte, tout comme le trompettiste Christian Scott, les poly saxophonistes Chris Potter et Joe Lovano et chez les filles Anat Cohen et Jane Ira Bloom ou encore la contrebassiste Linda May Han Oh. C’est vers les « inconnus » que je vais aller enquêter et trouver quelques enregistrements de la saxophoniste baryton Lauren Sevian, de la flutiste Nicole Mitchell, du tromboniste Wycliffe Gordon et de quelques autres encore…

« Jazz A Vienne 2020 Is Still Alive »: pour les semaines à venir les programmateurs se sont démener pour faire résonner des captations que vous pourrez revivre dans des bistrots et restaurants viennois et lyonnais, sur vos écrans et sur les ondes, Crockradio assurera son Crock Show Spécial de 17h à 18h, diffusé également en direct dans les rues de Vienne, du 25 juin au 11 juillet.

Quatrième playlist célébrant le retour d’une certaine vie sociale mais, restez vigilants, ce n’est pas forcément encore gagné avec pour ce soir et dans l’ordre : Carla Bley et son big band, Christian Scott, Eric Dolphy, Kurt Elling invite Miguel Zenon, Cécile McLorin Salvant, Carla Bley & Steve Swallow, Terri Lyne Carrington & Social Science, Robert Glasper invite Stevie Wonder et Lakecia Benjamin.

CE MERCREDI

Ce soir et dans l’ordre : Carla Bley et son big band, Christian Scott, Eric Dolphy, Kurt Elling invite Miguel Zenon, Cécile McLorin Salvant, Carla Bley & Steve Swallow, Terri Lyne Carrington & Social Science, Robert Glasper invite Stevie Wonder et Lakecia Benjamin.

et contrebassiste) est né en 1989 à Nîmes. Musicien éclectique, il se forme pendant huit ans auprès des musiciens pédagogues Marc Cornellissen, CédricBambagiotti et RenéBottlang. Son apprentissage se poursuit au Conservatoire de Nîmes, avec entre autres Pascale Berthelot et Alex Clapot. Plus tard, il intègre également la classe de Jazz du CNR de Lyon où il étudie avec Mario Stantchev.

CARLA BLEY Album | Fr

Trios Carla Bley - Trios

​ Trios est un album de la pianiste et compositrice de jazz Carla Bley, du saxophoniste Andy Sheppard et du bassiste Steve Swallow sorti en 2013 chez ECM. C'est le groupe avec lequel Carla Bley avait enregistré Songs with Legs en 1994, puis Andando el Tiempo en 2016.

C'est le premier album de Bley qui ne soit pas autoproduit sur son label Watts. Bien que ses disques soient distribués par ECM4, elle n'avait enregistré qu'une seule fois pour ce label, en 1982, sur l'album de Charlie Haden The Ballad of the Fallen, pour lequel elle avait écrit les arrangements et jouait du piano7. Manfred Eicher, le producteur d'ECM a choisi les thèmes que les musiciens jouent5. Sur cet album ne figurent ainsi que des compositions que la pianiste a déjà enregistrées auparavant, notamment la ballade qu'elle a le plus enregistrée, Utviklingssang, apparaissant pour la première fois sur Social Studies en 19812.

carla bley

ÉDITO | 17.06.2020

Volet 3 de ma programmation marquant la réouverture des bistrots et des terrasses avec une météo qui n’est cependant pas encore tout à fait au rendez-vous, bel automne en vérité.

I Don’t Know Either, un nouveau titre juste pour le plaisir de ce double CD inédit d’un concert des Brecker Brothers un certain 2 juillet 1980 à Hambourg, presque quarante ans, c’était hier... Tournée qui naviguait déjà vers le prochain album officiel que les frangins vont produire seuls STRAPHANGIN’ avec en extrait ce soir Not Ethiopia composé par Michael qu’il jouera également dans l’autre groupe phare de ce jazz des années 80 qui finalement est peut-être définitivement celui qui me convient le mieux : Steps Ahead. Je vous gâte avec le premier enregistrement du groupe : SMOKIN’ IN THE PIT, live au Japon, longtemps difficile à dénicher, cette première mouture du quintet avec évidemment bien sûr Mike Mainieri et Michael Brecker et Don Grolnick au piano, Eddie Gomez à la contrebasse, Steve Gadd à la batterie et le guitariste Kazumi Watanabe en invité spécial et puis le Recordame de Joe Henderson en bonus track.

Et pour revenir un peu aux raretés de ce jazz électrique qui m’aura bien émoustillé pour ces dernières programmations, Michel Colombier. Musicien né à Lyon en 1939, touche à tout brillantissime, ça dérange chez nous, Los Angeles lui a mieux convenu. Seulement trois disques sous son nom mais plus d’une trentaine de musiques de films et autant pour les séries et téléfilms ; directeur musical chez Eddie Barclay, collaboration avec un nombre lui aussi impressionnant de chanteurs allant de Barbara à Madonna en passant par Polnareff, Brigitte Fontaine, Claude Nougaro et même Serge Gainsbourg. Il avait aussi une émission de télévision sur Antenne 2 avec derrière lui un grand orchestre, ce qui lui permettait d’accueillir tous ses amis, je vous recommande tout particulièrement, sur You Tube, un extrait avec Herbie Hancock, et oui il y avait ça aussi sur les écrans français en prime time… Bref, en 1979, un enregistrement qui s’intitule tout simplement MICHEL COLOMBIER, la lecture du personnel invité en studio laisse rêveur n’importe quel amateur même pas trop averti ; pour Layas, le titre que j’ai choisi, accrochez-vous : Larry Carlton, Michael Brecker, Herbie Hancock, Michel Colombier, Jaco Pastorius, Airto Moreira, Steve Gadd et le London Symphony Orchestra… ça pique non !

Ça y est, il est sorti le CRESISTANCE du pianiste Camille Thouvenot avec Christophe Lincontang et Andy Barron et pour le disque un « design sonore » et des compositions électroniques d’Audrey Podrini : Moment’s Notice. Camille Thouvenot est bien évidemment attendu dans notre studio post Covid… parmi mes invités qui sont en bas de l’escalier il y a comme tous les ans à cette période, Monsieur le Directeur artistique Ludovic Chazalon pour sa vision 2020 du Rhino Jazz Festival.

Troisième playlist célébrant le retour d’une certaine vie sociale avec une vigilance toujours de rigueur avec pour ce soir et dans l’ordre : The Brecker Brothers, Michel Colombier, Steps Ahead invite Kazumi Watanabe, Camille Thouvenot, Lakecia Benjamin.

CE MERCREDI

Volet 3 de ma programmation marquant la réouverture des bistrots et des terrasses avec une météo qui n’est cependant pas encore tout à fait au rendez-vous, bel automne en vérité

et contrebassiste) est né en 1989 à Nîmes. Musicien éclectique, il se forme pendant huit ans auprès des musiciens pédagogues Marc Cornellissen, CédricBambagiotti et RenéBottlang. Son apprentissage se poursuit au Conservatoire de Nîmes, avec entre autres Pascale Berthelot et Alex Clapot. Plus tard, il intègre également la classe de Jazz du CNR de Lyon où il étudie avec Mario Stantchev.

CAMILLE THOUVENOT ALBUM | Fr

Crésistance Camille Thouvenot - Crésistance

​ résistance est un album très important pour moi, c’est tout d’abord le premier disque que j’enregistre en « leader » et à mon nom. Crésistance est pensé comme une histoire, dans laquelle on vous parle d’amour, de bienveillance, d'inspiration, d’émotions, de créations et résistances. Ce disque est également un hommage aux musiciens qui ont marqués mon parcours. Certains sont cités en musique ou par leurs voix, d’autres par l'inspiration qu'ils m'ont suscité. J’ai donc dirigé ce projet de la composition et arrangement de la musique, à la conception de l’objet. C’est un album très personnel, mais, où je pense avoir laissé place à l’expression du merveilleux entourage que j’ai eu pour cette création. A savoir : Andy et Christophe qui ont enregistrer la musique en live avec moi au studio, et avec qui je joue depuis maintenant 3 ans. Audrey Podrini qui a ajouté sa touche de composition électro-acoustique sur et entre les enregistrements du trio, mes amis graphiste et illustrateur Lucas Linares et Victor Coste pour la conception de la pochette.

camille thouvenot

ÉDITO | 10.06.2020

Volet 5 de ma programmation post confinement et deuxième marquant la réouverture des bistrots et terrasses même si la météo n’est pas franchement au rendez-vous. Le jazz retrouve très timidement le chemin des clubs à Lyon, Annecy, Grenoble, notre été ne sera peut-être pas si lamentablement silencieux… Je vous incite ardemment à aider nos musiciens par l’achat de leurs disques directement sur leurs sites personnels ou sur les plateformes dédiées.

Le saxophone ténor sera un invité particulièrement présent ce soir… Un batteur pour commencer, Jimmy Cobb, le dernier des chevaliers de « KIND OF BLUE » s’en est allé lui aussi ; une carrière évidemment marquée entre autre par sa longue collaboration avec Miles Davis mais également avec celles des VIP du Hall Of Fame du jazz, sur scènes et en studios. Le 12 mai 2002, le producteur David Chesky réuni devant quelques auditeurs privilégiés un quartet représentatif de quatre générations de partenaires de Miles : Jimmy Cobb est l’ainé du gang évidemment puis viennent Ron Carter, George Coleman et enfin Mike Stern pour Freddie Freeloader.

L’événement me semble important, en tous les cas pour moi c’est un vrai plaisir que de déguster un double album live inédit, officiel et bien enregistré des Brecker Brothers. Je vous l’ai déjà présenté la semaine dernière mais, il y a de la matière pour y revenir… Le 2 juillet 1980 le groupe était programmé au club Onkel Pö de Hambourg, les compagnons de route des deux frangins étaient alors Mark Gray aux claviers, Barry Finnerty à la guitare, Neil Jason à la basse et Richie Morales à la batterie. Randy Brecker confirme la parfaite cohésion du quintet pour cette tournée qui n’illustrait pas véritablement leur récent disque DETENTE produit par George Duke, ils vont déjà vers le prochain STRAPHANGIN’, mais ce sera pour la semaine prochaine… Je vous ai extrait des vrais beaux moments, les deux albums vont se croiser ce soir, désolé mais quand je me replonge dans ce jazz électrique, j’aime tremper un long moment dans le bain moussant… Du dernier disque de Kandace Springs et pour rester en phase avec ces séquences qui naviguent entre soul, funk et jazz, et avec en invité de première classe, il est un peu le petit frère des Brecker, Monsieur David Sanborn pour Le tube de Screamin' Jay Hawkins. Je vous conseille vivement d’aller faire un tour sue le site https://www.sanbornsessions.com/, David Sanborn devient un peu mentor, c’est bien là qu’il est aussi le jazz du moment…

C’est convenu, dès l’automne Michel Fernandez sera mon invité. De son dernier opus SANS FRONTIERE le voici sautillant en habit de panthère, pas rose du tout, et toujours le Magnetic Orchestra pour l’entourer. Autre géant du saxophone ténor, je suis tombé un peu par hasard sur ce disque, SECONDO TEMPO a déjà 20 ans et, c’est une splendeur. Les jazzeux friands de mélodies s’intéressent aux musiques de films et de plus en plus à celles de Nino Rota et d’Ennio Morricone.

Giovanni Tommaso est contrebassiste il a réuni pour l’occasion un quintet italo américain de première bourre, Mademoiselle Terri Lyne Carrington et Monsieur Joe Lovano sont entourés par de jeunes musiciens italiens qui vont devenir brillantissimes : Antonio Farao au piano et Luca Begonia au trombone pour Le Clan De Siciliens puis la version en trio d’Alfio Origlio avec Remi Vignolo et André Ceccarelli. Deuxième playlist célébrant la réouverture des bars, des terrasses et des restaurants avec pour ce soir et dans l’ordre : Jimmy Cobb, The Brecker Brothers, Kandace Springs invite David Sanborn, Giovanni Tommaso invite Joe Lovano, Michel Fernandez, Alfio Origlio, Annie Lennox.

CE MERCREDI

Deuxième playlist célébrant la réouverture des bars, des terrasses et des restaurants avec pour ce soir et dans l’ordre : Jimmy Cobb, The Brecker Brothers, Kandace Springs invite David Sanborn, Giovanni Tommaso invite Joe Lovano, Michel Fernandez, Alfio Origlio, Annie Lennox.

Sa carrière musicale débute avec Dave Stewart et Peet Coombes en 1975 au sein du groupe The Catch, qui devient The Tourists en 1977. Après trois albums et la séparation du groupe, Dave Stewart et Annie Lennox continuent à collaborer et forment le duo Eurythmics, qui acquiert une notoriété mondiale en 1983 avec le single Sweet Dreams (Are Made of This). Durant les années 1980 avec huit albums studio et des singles à succès comme Here Comes the Rain Again, Sexcrime, The Miracle of Love et There Must Be an Angel (Playing with My Heart), Eurythmics devient l'un des principaux groupes de pop britannique de la décennie. En 1990, à la cérémonie des Brit Awards, Annie Lennox annonce officiellement la séparation du groupe et décide de se retirer momentanément pour se consacrer à sa famille

NOSTALGIA ALBUM | Fr

NOSTALGIA Annie Lennox - Nostalgia

​ Nostalgia est le sixième album studio d'Annie Lennox, sorti le 21 octobre 2014. Cet un album de reprises de chansons des années 1930 et 1940 choisies par la chanteuse après des heures de visionnements de vidéos sur YouTube, ainsi que d'écoutes d'enregistrements d'époque extraits du Répertoire Américain de la Chanson

ANNIE LENNOX

ÉDITO | 03.06.2020

Volet 4 de ma programmation post confinement avec pour commencer un petit rappel de mercredi dernier et oui une heure c’est trop peu… mais pour l’essentiel, des nouveautés et des rééditions en attente de la musique faite main là sous nos yeux, le manque devient cruel non ? Violons et violoncelles, ils étaient au dîner la semaine dernière, j’ai eu le sentiment d’avoir oublié quelque chose. Pour ceux qui l’ont en tête, peut-être comme moi, note pour note, mais surtout pour ceux qui vont le découvrir, l’œuvre est majeure. Décriée à l’époque, cataloguée jazz cool, mouvance qu’il convenait de bouder aux dires des journalistes bien-pensants, mais quel chef d’œuvre ! En 1961, Eddie Sauter compose et arrange une suite sous le nom de FOCUS, réunis en studio les cordes du Beaux-Arts Quartet, la contrebasse de John Neves, la batterie et surtout les balais de Roy Haynes et le saxophone ténor de celui qui va survoler éperdument les compositions comme un voltigeur « The Sound » Monsieur Stan Getz. Et parce que j’aime de plus en plus le dernier disque de Pat Metheny et pour en finir provisoirement avec les cordes, You are, un autre titre de FROM THIS PLACE avec le dernier en date des gangs du guitariste : Antonio Sanchez, Linda May Han Oh, Gwilym Simcock et l’Hollywood Studio Symphony

Pour un peu de douceur une fois de plus et un zeste d’électricité, le dernier en date des disques des Yellowjackets est toujours un peu coincé dans mes lecteurs d’autant qu’ils ont invité la chanteuse Luciana Souza… Pour conjurer une fois encore le mauvais sort qui plane sur la planète depuis quelques mois, rester pour un titre de plus avec le Brésil et faire que sa douceur chaude, palpable soit un peu avec nous: Flora Purim avec les saxophones de Phil Woods et de Bob Berg pour Nana, l’un de ses tubes.

Changement radical pour la programmation du jour avec un retour ébouriffant à ce jazz électrique que j’affectionne tout particulièrement et qui saura, j’en suis certain vous mettre du baume au cœur et vous donner envie de bouger sur les terrasses… Le 2 juillet 1980, les frères Brecker sont programmés au club Onkel Pö de Hambourg. Ce groupe de jazz-funk fusion populaire et révolutionnaire, formé en 1975, est en pleine tournée européenne. Mouvance musicale majeure mais elle aussi rejetée par une presse de journalistes toujours aussi bien-pensants, les mêmes sans doute qui n’avaient pas compris Coltrane...

" C'était une tournée d'enfer ", se souvient le trompettiste Randy Brecker qui par ces mots officialise l’enregistrement qui n’a rien d’un pirate volé à la sauvette par un amateur anonyme. "Le groupe était une tuerie chaque soir. On jouait ensemble depuis un moment à ce moment-là, nous étions incroyablement soudés. On était tous au sommet de notre art ". Voilà donc la première édition quelque quarante ans plus tard d’un concert témoignage de la tournée, double album qui n’ajoute certes rien à leur aura, il est simplement indispensable pour les fans inconditionnels dont votre serviteur évidemment. Comme si vous y étiez, c’était le titre rituel d’ouverture de concert, comme un indicatif Strap Hangin’ ; les vieux fans de Jazz à Fip s’en souviendront : Inside Out sonnait comme un coup de clairon pour célébrer le rassemblement de la meute des aficionados enfin réunie autour d’une gâterie collective. Les compagnons de route des deux frangins étaient Mark Graig aux claviers, Barry Finnerty à la guitare, Neil Jason à la basse et Richie Morales à la batterie.

J’attends avec une grande impatience l’arrivée dans ma boîte aux lettres du nouveau disque que la saxophoniste Lakecia Benjamin consacre aux musiques d’Alice et John Coltrane. Elle est l’une des musiciennes inscrites pour ce jazz résolument contemporain dont Robert Glasper est peut-être un peu le chef de file, dans cette attente c’est avec la jazzy funky soul music qui est sienne qu’il faut l’écouter..Quatrième playlist du déconfinement, première célébrant la réouverture des bars, des terrasses, des restaurants et de certains lieux de musique avec pour ce soir et dans l’ordre : Stan Getz, Pat Metheny, Yellowjackets invite Luciana Souza, Flora Purim, The Brecker Brothers, Lakecia Benjamin.

CE MERCREDI

Quatrième playlist du déconfinement, première célébrant la réouverture des bars, des terrasses, des restaurants et de certains lieux de musique avec pour ce soir et dans l’ordre : Stan Getz, Pat Metheny, Yellowjackets invite Luciana Souza, Flora Purim, The Brecker Brothers, Lakecia Benjamin

Diplômée du Académie royale danoise de musique à Copenhague, Line Kruse s'installe à France, où ses parents se sont rencontrés, et s'intéresse dès ses débuts aux rythmes et répertoire sud américain. Elle intègre la communauté latino de Paris. Elle participe au Gotan Project1 pendant plusieurs années, avant de développer sa propre écriture. Line Kruse tire le jazz contemporain vers des influences afro-cubaines, argentines et brésiliennes. Ses arrangements font apparaître de forts contrastes, avec des lignes mélodiques puissantes. Elle dirige un big band au violon, instrument rarement utilisé en jazz3. Elle a joué avec Stéphane Chausse, Louis Winsberg, Hervé Samb, Pierre Bertrand, Denis Leloup, le percussionniste argentin Minino Garay, Lukmil Perez, les trompettistes Gerard Presencer et Nicolas Folmer.

INVITATION ALBUM | Eng

INVITATION Line Kruse - Violin, composition, arrangements

​ What if Prokofiev had settle in Cuba and got inspiration from the island's rythm intricaties? Danish-born (and Parisian at heart) violonist and composer Line Kruse has set up for herself the terms of the puzzle, which finds meaning in her own history of voluntary exile. Her fifth album as a leader expose her as a woman of many roots, injecting popular rythm into her own world of musical excellence.

Following the critically acclaimed Hidden Stone with a 19-pieces Brass-filled and violin-led Big Band, INVITATION now evolves around the best in Cuban new jazz scene, with the addition of a 13-piece string section.

The recordings started in La Habana, where the powerful interplay of the Harold López Nussa Trio could only be captured live. Singer Daymé Arocena, young "old soul" discovered by Gilles Peterson, joined in, with breathtaking renditions of freshen-up movie classic Invitation, and brand-new original by Line Kruse, Ahora. Flute master of Irakere fame, Maraca also contributed with heartfelt virtuosity.

A 13-piece string ensemble was directed by arranger Line Kruse in Paris. Combining her classical heritage with a renewed passion for early 20th century composers, she defined a variety of moods rarely heard in today's jazz scene.

Cinematic in many ways, this new collection from violonist composer Line Kruse sets up a new marker in her own history book, going deeper towards her roots, a unique combination of latin jazz and orchestral music.

LINE KRUSE

ÉDITO | 27.05.2020

Volet 3 de cette programmation post confinement et c’est un peu parce que quelques disques tournent éperdument dans mon mange disque que la programmation de ce soir se justifie. Les jazzeux, jeunes et moins jeunes, semblent avoir réussi depuis quelques années seulement leur digestion de la musique classique qui est aussi en eux tout comme les notes bleues, la fusion est désormais complète et les cordes sont les très bienvenues… Violons, violoncelles, quatuors ou orchestres symphoniques au grand complet, ils sont au menu du soir pour magnifier quelques enregistrements récents, très récents ou à venir tout bientôt.

La violoniste Line Kruse évidemment, elle nous a donné cet automne une autre de ses orchestrations latines sophistiquées qu’elle est allé mijoter à Cuba, INVITATION, le disque reprend Ie titre éponyme pour mon plus grand plaisir, l’extrait du soir est lui très cubain avec la flute d’Orlando « Maraca » Valle en entrechat avec le violon de Line. Le nouveau disque que le chanteur Kurt Elling a lui mijoté avec le pianiste Danilo Perez m’a incité à aller réécouter une des compositions du pianiste sur laquelle le chanteur a posé des mots, dans sa vision originale, nous l’avons écouté il y a deux semaines, Across The Crysral Sea est orchestrée par Monsieur Claus Ogerman.

Nouvel extrait de ce disque toujours un peu coincé dans mon lecteur, Noé Sécula pianiste à découvrir urgemment a su magnifier son trio d’un quatuor, le disque s’appelle ETERNITY IN HUMAN FLESH, il arrive en juin et bien malheureusement sans promotion avec une vraie musique en live, mais lorsque nous le pourrons à nouveau, il sera mon invité... Evidement bien sûr, un nouvel extrait encore de ce disque subtil et surprenant, envoutant c’est certain : THE BALLAD OF OPHELIA de la chanteuse et compositrice Ellinoa, ancienne élève au Centre des Musiques Didier Lockwood elle en est désormais aussi l’une des professeurs, c’est dans cette pépinière éblouissante de jeunes talents qu’elle a « pécho » ses compagnons de route et elle aussi devrait passer dans notre studio….

Nous avions presque oublié de l’écouter et pourtant on l’attendait depuis cinq ans. Pat Metheny nous a enfin donné une œuvre nouvelle et singulière même si elle s’inscrit dans la continuité de la voie qu’il a construite depuis plus de quarante ans déjà. Avec son dernier quartet régulier, qu’il a présenté un peu partout en concerts mais qui n’avait pas encore enregistré, il a voulu du plus… Avec Antonio Sanchez, Linda May Han Oh, Gwilym Simcock, l’Hollywood Studio Symphony est dirigé par Joël McNeely, quelques special guests Meshell Ndegeocello, Grégoire Maret et Luis Conte

Petit veinards, ce soir en exclusivité, A World Lost l’un des titres du prochain opus de la très grande compositrice et arrangeuse Maria Schneider à la tête de son very big band, le disque DATA LORDS devrait arriver en juin…

Dans la fratrie Cohen, je voudrais la fille… Son frère ainé Yuval est saxophoniste, Avishai est trompettiste, Anat est l’une des rares spécialistes des clarinettes, instrument finalement peu joué dans le jazz contemporain, une vision originale pour sûr et beaucoup moins « dramatique » du Lonnie’s Lament de Coltrane. Troisième playlist du déconfinement avec pour ce soir et dans l’ordre : Line Kruse, Danilo Perez, Noé Sécula, Ellinoa, Pat Metheny, Maria Schneider, Anat Cohen.

CE MERCREDI

Les jazzeux, jeunes et moins jeunes, semblent avoir réussi depuis quelques années seulement leur digestion de la musique classique qui est aussi en eux tout comme les notes bleues, la fusion est désormais complète et les cordes sont les très bienvenues

Diplômée du Académie royale danoise de musique à Copenhague, Line Kruse s'installe à France, où ses parents se sont rencontrés, et s'intéresse dès ses débuts aux rythmes et répertoire sud américain. Elle intègre la communauté latino de Paris. Elle participe au Gotan Project1 pendant plusieurs années, avant de développer sa propre écriture. Line Kruse tire le jazz contemporain vers des influences afro-cubaines, argentines et brésiliennes. Ses arrangements font apparaître de forts contrastes, avec des lignes mélodiques puissantes. Elle dirige un big band au violon, instrument rarement utilisé en jazz3. Elle a joué avec Stéphane Chausse, Louis Winsberg, Hervé Samb, Pierre Bertrand, Denis Leloup, le percussionniste argentin Minino Garay, Lukmil Perez, les trompettistes Gerard Presencer et Nicolas Folmer.

INVITATION ALBUM | Eng

INVITATION Line Kruse - Violin, composition, arrangements

​ What if Prokofiev had settle in Cuba and got inspiration from the island's rythm intricaties? Danish-born (and Parisian at heart) violonist and composer Line Kruse has set up for herself the terms of the puzzle, which finds meaning in her own history of voluntary exile. Her fifth album as a leader expose her as a woman of many roots, injecting popular rythm into her own world of musical excellence.

Following the critically acclaimed Hidden Stone with a 19-pieces Brass-filled and violin-led Big Band, INVITATION now evolves around the best in Cuban new jazz scene, with the addition of a 13-piece string section.

The recordings started in La Habana, where the powerful interplay of the Harold López Nussa Trio could only be captured live. Singer Daymé Arocena, young "old soul" discovered by Gilles Peterson, joined in, with breathtaking renditions of freshen-up movie classic Invitation, and brand-new original by Line Kruse, Ahora. Flute master of Irakere fame, Maraca also contributed with heartfelt virtuosity.

A 13-piece string ensemble was directed by arranger Line Kruse in Paris. Combining her classical heritage with a renewed passion for early 20th century composers, she defined a variety of moods rarely heard in today's jazz scene.

Cinematic in many ways, this new collection from violonist composer Line Kruse sets up a new marker in her own history book, going deeper towards her roots, a unique combination of latin jazz and orchestral music.

LINE KRUSE

ÉDITO | 20.05.2020

Volet 2 de cette programmation post confinement, sans aucune objectivité et je le revendique, respectant la parité, elle est une certaine actualité que je vous fais partager

Enregistrements récents, très récents ou à venir et souvenirs de concerts et de découvertes, commençons par celles-ci : En mars 2018, lorsque le jazz avait encore droit de cité à l’amphithéâtre de l’opéra de Lyon, la carte était blanche pour le pianiste Fred Nardin qui pour un soir avait en guest une chanteuse belge que je découvrais en direct. Raphaëlle Brochet chante le jazz, elle aime le Brésil mais aussi l’Inde, avec une originalité certaine ses soli singuliers ont aussi digéré les ragas. Souvenir également de mon dernier concert en live… c’était au musée des confluences, le 8 mars dernier ; pour la journée des femmes, la carte était blanche pour la pianiste italienne Rita Marcotulli qui avait dû changer son équipe au dernier moment en raison des restrictions de déplacement naissantes, elle nous faisait découvrir un batteur/percussionniste et chanteur mexicain Israel Valera, ils sont ce soir en duo.

Disques à venir tout bientôt : le pianiste Camille Thouvenot avec son Mettà trio, deux compagnons de grande classe : Christophe Lincontang à la contrebasse et Andy Barron à la batterie. Camille est pianiste, virtuose, inspiré, mais il est aussi un formidable arrangeur, d'une originalité première qui se dit aussi dans chacun de ses développements. La très grande qualité de ses arrangements donne aux standards qu'il sollicite des allures de compositions originales, les siennes, souvent plus “douces” s'y ajoutent avec un grand bonheur.

Autre pianiste, véritable découverte du mois, comme un ovni coincé dans mon mange disque, c’est Noé Sécula. Maturité incroyable, providentielle, d'un gone qui maîtrise évidemment le piano, ses développements harmoniques, mais aussi l'écriture et poser des cordes autour d'un trio jazz, ce n'est pas si facile, beaucoup s'y sont cassé les dents. Les jazzeux semblent avoir réussi depuis quelques années seulement leur digestion de la musique classique qui est aussi en eux comme les notes bleues, la fusion est désormais parfaite. Disciple de Brad Melhdau pour sûr, il est absolument un talent nouveau du panorama jazz, son trio est d'une très belle cohérence avec de jeunes musiciens formés au département jazz de Villeurbanne : Adrien Bernet - batteur et Felipe Silva Mena – contrebassiste.

Michel Fernandez est lui un saxophoniste hors panorama, à la fois rageur et lyrique voir incantatoire, rescapé des aventures d’un jazz qui se revendiquait libre/free ; disciple de John Tchicai mais aussi voyageur infatigable, c’est à Lyon qu’il a posé ses flight cases et a trouvé avec le formidable Magnetic Orchestra une stabilité confortable, réactive, enjôleuse, on ne la fait pas à Benoit Thévenot, François Gallix et Nicolas Serret, Sans Frontière est le troisième album qui les réuni.

Deuxième playlist du déconfinement avec pour ce soir et dans l’ordre : Raphaëlle Brochet, Chick Corea, Rita Marcotulli et Israel Valera, Herbie Hancock invite Chaka Kahn, Raphapëlle Brochet, Camille Thouvenot, Noé Sécula, Michel Fernandez, Dee Dee Bridgewater.

CE MERCREDI

Volet 2 de cette programmation post confinement, sans aucune objectivité et je le revendique, respectant la parité, elle est une certaine actualité que je vous fais partager

En mars 2018, lorsque le jazz avait encore droit de cité à l’amphithéâtre de l’opéra de Lyon, la carte était blanche pour le pianiste Fred Nardin qui pour un soir avait en guest une chanteuse belge que je découvrais en direct. Raphaëlle Brochet chante le jazz, elle aime le Brésil mais aussi l’Inde, avec une originalité certaine ses soli singuliers ont aussi digéré les ragas. Souvenir également de mon dernier concert en live… c’était au musée des confluences, le 8 mars dernier ; pour la journée des femmes, la carte était blanche pour la pianiste italienne Rita Marcotulli qui avait dû changer son équipe au dernier moment en raison des restrictions de déplacement naissantes, elle nous faisait découvrir un batteur/percussionniste et chanteur mexicain Israel Valera, ils sont ce soir en duo.

BIO | Eng

It is very rare that one has the pleasure of meeting a true artist. Raphaelle Brochet’s never ending journey into the world of global performing arts and music has led to her becoming a truly powerful and inspiring performer. Her versatility and dedication to learn have all fed into her unique sound.

Jazz was truly her native language. Raphaëlle was born to musician parents and started her career at the age of 17 by recording an album with Floris Nico-Bunink (Mingus, Billy Holliday) under the label Daybreak. She graduated from the Nantes Conservatory and deepened her knowledge of jazz in Canada, where she received a scholarship from the University of Montreal.

In parallel to her jazz studies, Raphaëlle went to South India for more than 17 years to study Carnatic singing with Sarada Thota and konnakol with Ghatam Govindarajan.

RAPHAELLE BROCHET