Épisode du 05/03/2025

Pour préparer Noël, je vous offrais l’exclusivité d’une nouveauté
Émission Jazz chorus

qui est désormais « en vente libre » et qu’il faut absolument déguster. Le contrebassiste John Patitucci a signé dix-sept albums en leader et va savoir combien en sideman ou en tournées ? Pour son nouveau projet il a convié en studio le saxophoniste et clarinettiste Chris Potter avec qui il a déjà mainte fois collaboré et son compère et batteur Brian Blade et signe « Spirit Fall » pour EDITION Records. Une merveille évidemment par trois des plus grands créatifs de la décade, mais ça on le savait déjà ; comme une improvisation collective parfaitement maitrisée et respectueuse, ils se font indéniablement plaisir à jouer les musiques qu’ils respirent, parsemées de ces citations et de ces sonorités qui témoignent de leurs influences mais également de leurs personnalités.


Le label ECM lance sa nouvelle salve de nouveautés et de réédition en qualité vinyle de luxe avec l’album de légende « Open, to Love », en piano solo de Paul Bley dans lequel il donnait ses compositions et celles de ses muses Carla Bley et Annette Peacock. Nous sommes au début des années 70 et ECM enregistre, avec son esthétique évidemment, une série de pianistes en solo dont Keith Jarrett, Chick Corea qui vont évidemment montrer des voies, la saga semble perdurer, à chacun de choisir son héraut…

Mais je préfère les nouveautés surtout lorsqu’elles sont presque des surprises. Le batteur Billy Hart dont on a du mal à dénombrer les albums pour lesquels il a fait sonner ses multiples cymbales (plus de 600 apparemment) n’a qu’une douzaine d’album en leader et c’est avec un quartet quasi régulier qu’il a signé les derniers. « Just » est dans la ligné évidemment et le jeune batteur de 83 ans convie ses plus jeunes compères à l’écriture en proposant aussi de relire ses propres compositions et quelques nouvelles aussi. A ses côtés le pianiste Ethan Iverson, le contrebassiste Ben Street et au saxophone ténor c’est le trop discret Mark Turner toujours aussi lyrique.

Et de ses disques qui tournent encore beaucoup dans mes lecteurs, il y a Simon Moullier absolument, Paul Lay assurément mais aussi cet étonnant duo, et la formule n’est pas courante, d’un piano et d’une batterie, Leonardo Montana et Arnaud Dolmen se sont évidemment bien trouvé pour ce « LéNo », échanges créatifs aussi étonnants que détonants, rencontre onirique de la Guadeloupe et du Brésil, le jazz est le creuset qui convient, ils sont au Hot Club de Lyon le 6 mars.

Un coup d’œil toujours curieux au classement du légendaire magazine Downbeat qui cette année accueille John McLaughlin dans son Hall of Fame, célèbre Charles Lloyd comme artiste de l’année et déclare à nouveau ARTEMIS comme le meilleur groupe, pour attendre encore un peu leur nouveau disque sur le label Blue Note, une oreille sur le précédent avec Empress Afternoon.

Et pour le menu de retour du marché:

  • 808 – Simon Moullier
  • Sonrisa – John Patitucci
  • Les invisibles – part 2 – Arnaud Dolmen et Léonardo Montana
  • Top of the Middle – Billy Hart
  • Zouky Monky – Léonardo Montana et Arnaud Dolmen
  • Billie’s Waltz – Billy Hart
  • Started – Paul Bley
  • LéNo - Léonardo Montana et Arnaud Dolmen
  • Thoughts and Dreams – John Patitucci
  • Empress Afetrnoon – Artemis
  • Light in the Darkness – John Patitucci
  • Polyphène – Paul Lay
  • Just – Billy Hart