Le festival Jazz à Vienne est enfin lancé !
Et c’est parti pour 17 jours de marathon musical avec 167 concerts au programme. Autant dire que si vous cherchez le silence, vous êtes tombés sur la mauvaise fréquence.
Les podcasts : Radio Jazz à Vienne et Évolution Jazz
Sous un soleil de plomb — assez chaud pour faire fondre la cire d’un saxo — le trompettiste Erik Truffaz et le saxophoniste Stefano Di Battista ont donné le « la » de cette édition explosive.
Dans le kiosque, aux commandes de ce vaisseau amiral, Marc Maret et Alex Dutilh (Aligre FM) accueillent les têtes d’affiche pour des confessions en direct live.
Au programme des réjouissances :
• Léa Maria Fries : elle nous parle de « Cléo », son premier album aux influences riches et affirmées. En bonus, elle offre une performance piano-voix poignante, préambule parfait avant son passage au club à minuit, où elle promet de faire swinguer les noctambules.
• Erik Truffaz : L'homme n'est pas venu faire de la figuration. Avec « Side by Side », projet symphonique réalisé spécialement pour Jazz à Vienne, né d'un mariage audacieux entre l'Orchestre des Pays de Savoie et l'Orchestre de Chambre de Genève, il nous prouve que le classique et le jazz, l'improvisation et l’écriture, peuvent non seulement cohabiter, mais aussi former un couple fusionnel. Entouré d'un casting international (Abdullah Miniawy, Stefano Di Battista, Estrella Besson et Alexis Anérilles), Erik Truffaz prouvera ce soir, une fois de plus, qu'on pouvait improviser tout en restant parfaitement synchro, lors d’un concert d’ouverture avec un grand ‘’C’’.
• Stefano Di Battista : L'extraordinaire saxophoniste italien vient ensuite sur les sièges du kiosque avec une chaleur transalpine capable de décongeler n'importe quel glacier. Entre deux anecdotes sur son enfance bercée par la musique populaire et son admiration pour le géant Sonny Rollins, il nous a fait voyager avec un hommage vibrant à Ennio Morricone. Il a d'ailleurs rappelé que le maestro avait composé pour lui et sa fille le sublime titre « Flora » (qui a déjà 18 ans, le temps passe aussi vite qu'un solo de bebop). Accompagné par Fred Nardin au clavier, Stefano a fait vibrer le kiosque avec une « Dolce Vita » communicative.
Dolce Vita et pierres antiques
Et si vous pensiez que le saxophoniste était avare sur scène de paroles et anecdotes, il fallait l’entendre sur la grande scène du Théâtre Antique : avec son aisance naturelle, le répertoire et la qualité d’interprétation, il a réussi l'exploit de faire vibrer les vieilles pierres romaines jusqu’à ce qu’elles en redemandent. C’était tout simplement Italianissimo !
À Demain !
Infos pratiques :
• En direct : Sur Crock Radio (89.5 FM), jazzavienne.com et en podcast sur vos plateformes habituelles.
• En images et vidéos : Retrouvez Le Petit Journal en Images chaque jour sur le Facebook et l'Instagram de Crock Radio.
Edito et photos ( ©Tous droits réservés)Guy Carlier pour Crock Radio 89.5 FM













